Complications en cas de chirurgie de la main

Des complications peuvent survenir quelque soit l’intervention chirurgicale.

Chaque pathologie présente ses complications spécifiques et il existe des complications communes à la chirurgie de la main :

  • Infection nosocomiale:

Il s’agit de toute maladie contractée en milieu hospitalier, due à des micro organismes cliniquement et/ou microbiologiquement reconnaissables.
Pour ce qui nous concerne, il s’agit de l’infection du site opératoire (ISO). La mauvaise réputation des infections nosocomiales vient du fait que les agents infectieux dits « hospitaliers » (le plus souvent bactériens, tel que le staphylococcus aureus) ont été auparavant en contact avec des antibiotiques, ce qui les rend statistiquement plus résistants.

Le taux d’infections nosocomiales est loin d’être négligeable : 2 à 5% des patients hospitalisés en chirurgie.

Il est évidemment beaucoup plus faible si l’on ne s’intéresse qu’à la chirurgie de la main (moins de 1%).

Depuis de nombreuses années, les établissements de soins et les équipes soignantes ont concouru à faire baisser de façon significative les taux d’infection, grâce à des mesures dont voici les plus notables :

– la création dans chaque établissement de Comités de Lutte Contre les Infections Nosocomiales (C.L.I.N.) qui collige les cas et coordonne les actions de prévention;

– le respect de consignes de stérilisation drastiques des instruments chirurgicaux, l’utilisation élargie de matériel à usage unique, l’établissement de procédures pour le nettoyage des salles d’intervention …

– l’observation de consignes d’asepsie rigoureuses par les chirurgien et les infirmières dans l’établissement et lors des pansements post-opératoires prescrits à la sortie

En cas d’infection nosocomiale, son traitement se fait dans la plus grande transparence à la fois vis-à-vis de l’établissement (déclaration au C.L.I.N.) et vis-à-vis du patient que nous, soignants, avons le devoir d’informer.

Il faut savoir que l’infection nosocomiale n’a pas de gravité propre, et qu’elle se traite comme toute infection par une antibiothérapie adaptée et éventuellement un geste chirurgical complémentaire

Concernant le risque d’encéphalopathie type Creutzfezld-Jacob, depuis mars 2001, le personnel médical et les établissements de santé sont tenus de se concerter systématiquement dans le but d’assurer une stérilisation des instruments adaptée chez les personnes à risque

  • Algodystrophie :

Il s’agit d’un syndrome douloureux régional. Sa survenue est indépendante du type de chirurgie et peut survenir même en cas de simple immobilisation.

La main est gonflée, douloureuse et s’enraidit progressivement. L’évolution est très longue, en deux phases, jusqu’à un an et demi. Le traitement repose essentiellement sur la prise d’antalgiques et des séances de rééducation afin de lutter contre l’enraidissement.

  • Hématome
  • Accident d’anesthésie