La main du grimpeur

L’escalade est un sport à l’origine de nombreuses pathologies au niveau de la main.

Pathologies spécifiques de la main en escalade :

  • Rupture de poulies

Les poulies sont des structures fibreuses permettant de maintenir le tendon fléchisseur contre le squelette osseux.

En escalade, les poulies sont soumises à des forces considérables qui augmentent leur risque de rupture.

La position arquée des doigts (articulation IPP en flexion et hyper extension de l’articulation IPD) est celle qui exerce le plus de contraintes sur les poulies.

Les 3ème et 4ème doigts sont les plus souvent atteints.

Des douleurs chroniques précédent très souvent la rupture, en rapport avec une tendinopathie préexistante.

Cliniquement, un craquement peut être perçu au niveau de la phalange proximale lors d’un mouvement en position arquée des doigts.

Le patient est gêné pur la pratique de l’escalade et  présente une douleur à la pression latérale palmaire de la première phalange. Le tendon fléchisseur superficiel fait saillie lors de la flexion arquée contre résistance (aspect en corde de l’arc).

Une échographie du doigt , un scanner ou une IRM permettent de confirmer le diagnostic.

Le traitement dépend de l’importance de la rupture.

En cas de rupture partielle, le traitement est conservateur : immobilisation par attelle thermoformée en bague en regard de la poulie rompue pendant 45 jours, arrêt de sport de deux mois et reprise progressive de l’activité.

Le traitement chirurgical est indiqué en cas  de rupture étendue des poulies A2 et A4, d’échec de traitement conservateur ou en 1ère intention chez le grimpeur de haut niveau.

 

  • Déchirure des muscles lombricaux

Les muscles lombricaux sont de petits muscles situés entre chacun des cinq doigts d cela main et s’insèrent uniquement les tendons.

La prise en monodoigt (notamment du majeur ou de l’annulaire) favorise cette pathologie.

Cliniquement le patient présente une douleur dans la paume de la main, ainsi que lors de la position mono doigt.

Les mobilités en flexion extension des doigts sont préservées et la position bi-doigt (3ème et 4ème doigts) est indolore.

Le traitement consiste en une mobilisation globale immédiate sous couvert d’une syndactylie et l’évitement de la position mono doigt pendant au moins 3 mois.

  • Arthropathie chronique des articulations interphalangiennes
  • Fractures de stress

 

Pathologies non spécifiques de la main en escalade :

  • Problèmes tégumentaires : crevasses, ongles, brûlures, cals
  • Plaies, amputations, fractures
  • Syndrome des loges de l’avant-bras
  • Ruptures tendineuses
  • Tendinites